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| T-Mobile se retire du cyclisme | Dopage |
T-Mobile met fin à son parrainage de l'équipe de cyclisme du même nom avec effet immédiat. Raison: la formation allemande a été secouée par plusieurs scandales de dopage.
Le comité de direction du groupe s'est décidé à cette mesure pour "distancer la marque T-Mobile des récentes révélations de dopage dans le sport en général et le cyclisme en particulier", a expliqué Hamid Akhavan, patron de la firme allemande, dans un communiqué. |
Depuis 1991 sur la route
Deutsche Telekom était engagé depuis 1991 dans le cyclisme, au départ avec l'équipe du même nom, rebaptisée en 2004 T-Mobile, du nom de l'opérateur de téléphonie mobile de la société.
Au vu de cet engagement très long, la décision de retrait "a été très difficile à prendre", a commenté M. Akhavan. "Mais nous avons des obligations à l'égard de notre activité, de nos salariés, nos clients et nos actionnaires", a ajouté le patron de T-Mobile.
La raison du dopage
Début novembre, l'Allemand Patrik Sinkewitz avait révélé à la presse avoir subi des transfusions sanguines lors du Tour 2006. C'était le dernier d'une série de scandales qui ont secoué la formation depuis l'année dernière, et qui avaient conduit notamment à l'exclusion de Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France en 1997 et soupçonné lui aussi de s'être dopé.
Dès le mois d'août dernier, Deutsche Telekom avait indiqué son intention de mettre fin à son engagement au moindre nouveau cas de dopage. "La décision d'interrompre le soutien du cyclisme n'a pas été prise à cause de différends avec le management de l'équipe ou des manquements de sa part", a précisé Deutsche Telekom.
L'"annus horribilis" du cyclisme allemand
En 2007, le cyclisme allemand a tout perdu, ou presque: son unique vedette, Jan Ullrich, retraité forcé après son implication dans l'affaire Puerto, sa crédibilité à cause de la récurrence des affaires de dopage, et, depuis mardi, sa meilleure équipe, T-Mobile.
En tirant sa révérence le 26 février lors d'une conférence de presse à Hambourg, Ullrich, seul Allemand à avoir remporté le Tour de France (en 1997), ne pensait sans doute pas déclencher une telle cascade d'événements. Si Ullrich, qui, du reste, n'a jamais fait l'objet d'un contrôle antidopage positif et a toujours clamé son innocence, n'est pas le seul coureur allemand (Sinkewitz, Jaksche) à traîner une sulfureuse réputation, il est le seul à avoir passionné les foules dans un pays qui n'a vraiment découvert le Tour de France que dans les années 1990. Son licenciement par T-Mobile en juillet 2006 et sa disgrâce ont conduit les annonceurs à se distancer d'un sport rimant plus avec dopage qu'avec performance.
T-Mobile est ainsi la troisième équipe cycliste allemande condamnée en quelques mois: début septembre, Gerolsteiner, la seconde équipe du ProTour, a annoncé qu'elle serait privée de son sponsor après la saison 2008 même si aucun de ses coureurs n'a été convaincu de dopage récemment. La société d'eaux minérales Gerolsteiner n'a pas invoqué les affaires pour justifier son retrait, expliquant simplement qu'elle souhaitait changer sa stratégie de communication. |
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Article écrit le 16 Déce 07 par nabucco Page précédente |

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